Internet Explorer, aujourd'hui oublié
mais empreint d'histoire

Les technologies web sont imaginées et conçues dans un cadre indépendant, loin des aspirations lucratives de sociétés influentes. En s'illustrant à promouvoir la compatibilité de ces technologies, le World Wide Web Consortium dessine les contours d'un environnement technologique sain.

Le W3C est une entité, à vocation altruiste, chargée de réaliser le processus de normalisation des technologies web. L'organisme propose des standards industriels à l'attention des éditeurs tout en s'efforçant de concilier les intérêts de la communauté mondiale.

Aujourd'hui incontestés, ces standards n'ont pourtant pas toujours été au centre des attentions. En 1995, Microsoft Internet Explorer voit le jour et connait une adoption rapide auprès du public, s'appuyant notamment sur la base utilisateurs Windows afin de prospérer.

Le web en orbite autour d'un seul acteur

Alors en situation de monopole, Microsoft fait d'abord le choix d'intégrer dans son navigateur des fonctionnalités propriétaires absentes des recommandations du W3C. Une décision intervenue au détriment de la prise en charge naturelle et spontanée des technologies web normalisées. Ainsi, le navigateur abritera-t-il des technologies (certainement intéressantes mais malheureusement) spécifiques à Microsoft telles que Vector Markup Language ou encore Silverlight.

Au début des années 2000, Microsoft Internet Explorer joue un rôle actif dans les principes qui président à la conception de la plupart des sites Internet. Avec de nombreuses applications métiers en partie basées sur d'anciennes versions du navigateur, Internet Explorer verra même jusqu'à sa longévité échapper au contrôle de l'éditeur.

Un passage de l'histoire qui laisse deviner comment la compatibilité généralisée des technologies web a parfois relevé de la fantaisie. Aujourd'hui, il peut être intéressant de se rappeler que les recommandations du W3C survivent mieux à l'épreuve du temps faisant oublier les choix d'implémentation autrefois portés par Microsoft. Des standards web qui, bien loin de leur mise en œuvre dans les navigateurs, pourraient être l'élément de référence le plus décisif pendant la création d'une application.