Le cycle Jour-Nuit au service du gameplay
dans Castlevania 2

Au rythme d'une aventure à monde ouvert, Castlevania 2 Simon's Quest invite le joueur dans une quête centrée sur l'exploration. Le titre, conçu pour la première Nes et sorti en 1990 sur le vieux continent, puise son originalité dans la dynamique de jeu inspirée par l'utilisation du cycle Jour-Nuit. Une mécanique intéressante qui dénote, à l'époque, un certain renouveau.

Pétries de limitations techniques, les premières générations de consoles sont néanmoins honorablement représentées par l'ingéniosité saisissante de certains créateurs de jeux vidéo. Parvenir à extirper l'innovation d'un environnement technologique difficile peut sembler hors sujet aujourd'hui mais c'est un exercice censé, peut-être, nous interpeler.

Des griffes dans la nuit

Chaque nuit, dans Simon's Quest, comme pour rappeler la tonalité horrifique du titre, les environnements succombent à des teintes de couleurs inquiétantes. Mais les effets ne sont pas seulement visuels et interviennent, par ailleurs, sur l'expérience de jeu en révélant des monstres plus dangereux et résistants la nuit tombée.

L'ambiance nocturne n'épargne pas les villes dont les rues (habituellement accueillantes en journée) sont alors infestées de zombies. Pour le joueur intrépide, affronter ces dangers apparait essentiel s'il souhaite obtenir le meilleur scénario de fin possible (lequel étant décroché sous réserve de compléter l'aventure en moins de 8 jours).

En ville, les
  ténèbres se joignent à la nuit.
En ville, les ténèbres se joignent à la nuit.

Castlevania 2 aménage le gameplay autour d'un concept simple mais riche en possibilités. Ici, les développeurs sont parvenus à faire preuve de créativité tout en réduisant leur dépendance aux technologies. Une source d'inspiration définitivement utile pour le créateur.